Sumatra
Après mon périple balinais, il me restait encore quelques jours de voyage. J’avais lu que les derniers Orangs-outans en liberté se trouvent en Indonésie : il est possible de les observer à Bornéo ou à Sumatra. Voyageant seule, mon choix s’est porté sur Sumatra pour des raisons pratiques et de sécurité.

L’organisation de mon voyage à Sumatra a été plus compliquée que celui à Bali. Effectivement, cette immense île est moins touristique, donc il y a peu d’informations.
Mon itinéraire s’est dessiné de cette manière :
1) Départ depuis Denpasar → arrivée à Medan avec escale à Jakarta
L’escale a été très périeuse pour moi, autant à l’aller qu’au retour. Effectivement, les numéros de porte d’embarquement diffèrent souvent des billets et des tableaux, les retards de vols (nombreux) sont rarement indiqués ou alors en indonésien, et les changements de porte ne sont pas signalés non plus. Heureusement, j’ai toujours fait la rencontre de locaux qui m’ont apporté leur précieuse aide, eux aussi désespérés par la situation.
2) Arrivé à Medan -> direction Bukit Lawang
Mon arrivée à Medan a été plutôt fluide : j’ai pris un taxi à l’aéroport et, à ma grande surprise, je n’ai pas eu besoin de négocier puisque le tarif était de 30 € pour 3h30 de trajet. Cela me semblait plus que correct.
La route pour arriver à Bukit Lawang est chaotique, mais je vous le promets, ça vaut le détour !!
Pour dormir à Bukit Lawang, il n’y a pas beaucoup de choix et le confort est sommaire. Mais bon, pour de la jungle, je n’en attendais pas plus !! Mon choix s’est porté sur Sahnan Guest House, cela m’a coûté 30 € pour 2 nuits.
Cet endroit a été une véritable révélation : les seuls bruits perceptibles étaient ceux des animaux et de la rivière située au pied de la Guest House.

Concernant mon choix d’organisme pour le trek à la recherche des orangs-outans, j’ai opté pour Sumatra Orangutan Explore. Ils proposent des treks éthiques pour différents niveaux et envies. J’ai choisi le trek d’une journée, je n’étais pas assez téméraire pour dormir en pleine jungle… Mais il est possible de partir jusqu’à 4 jours si vous êtes plus courageux !! Le prix : 60 € la journée.

L’organisation avec Orangutan Explore a été parfaite !! Ils sont venus me chercher à mon taxi lors de mon arrivée à Bukit Lawang, puis m’ont emmenée au point de rendez-vous pour expliquer le déroulement du trek, avant de me déposer à ma guest house. Le lendemain matin, ils sont venus me chercher de nouveau pour prendre le petit-déjeuner au point de rendez-vous, puis les groupes se séparaient selon le trek choisi (nous n’étions que deux pour celui d’une journée).
Après cela, vous êtes prêts à en prendre plein les yeux !! Le repas était inclus dans le trek, et le retour se fait en taxi-bouée sur la rivière !!



De retour à ma guest house, j’ai pu profiter des quelques commerces locaux pour ramener des souvenirs de cette incroyable expérience.
Le lendemain, ma guest house m’a réservé un taxi pour la troisième étape de mon périple à Sumatra.

3) Medan
Medan est une des villes principales de l’île : c’est immense et pas du tout touristique. Les locaux étaient intrigués de me voir et me faisaient tous coucou.
Lors de ma nuit à Medan, j’ai séjourné à Aryaduta Medan. Cet hôtel est absolument immense et tout confort, ça fait du bien après la jungle !! J’ai payé 40 € la nuit (vraiment donné pour un 4 étoiles).

À Medan, j’ai pu visiter le palais royal, qui est très sympathique mais le tour est rapidement fait, et voir la grande mosquée (je n’ai pas pu rentrer car c’était l’heure de la prière).


4) Nias
Je cherchais un endroit facilement accessible depuis Medan, avec peu de touristes, authentique, où il est possible de faire du surf et du snorkeling. J’ai trouvé très peu d’informations, j’ai donc demandé à ChatGPT qui m’a conseillé de me rendre à Nias. Sur le papier, Nias réunissait tous les critères, avec comme seuls touristes une poignée de surfeurs australiens. Je n’ai ni trouvé de blog ni de vidéo à ce sujet, j’ai donc décidé de tenter l’aventure.
Pour se rendre à Nias, il faut prendre un petit vol local dans un avion à hélice (très court). Si vous décidez de vous rendre là-bas, le site pour réserver votre vol ne propose pas de bagage en soute, mais il est possible d’en avoir un en payant un supplément sur place.

Sur place, il y a beaucoup de taxis qui vous proposeront leurs services. Je comptais sur eux pour m’emmener tranquillement à destination, mais j’aurais dû prendre le taxi de mon hôtel. En effet, j’ai été victime d’une arnaque : après avoir choisi mon driver au hasard, un autre driver a bondi dans la voiture et m’a montré une photo d’une inconnue, certifiant que c’était moi sur la photo, et m’ordonnant de descendre pour le suivre. Cet homme était presque insultant et ne parlait pas un mot d’anglais (mon driver non plus). J’ai eu très peur d’être kidnappée.
J’ai dû faire appel à un ami indonésien pour me sortir de cette situation. Évidemment, une fois la situation réglée, le prix de la course avait triplé, mais je suis finalement arrivée à mon hôtel entière.
Sur l’île de Nias, j’ai logé littéralement au paradis : Hima Bungalow, situé au sud de l’île, là où les vagues sont les meilleures pour surfer. Il n’y a que deux bungalows face à la mer, j’ai payé 72 € la nuit.
C’est une famille indonésienne qui s’occupe de ce havre de paix. La famille organise absolument tout pour vous faire visiter l’île.

Grâce à eux, j’ai pu visiter des villages authentiques, prendre des cours de surf, aller dans des plages secrètes. Ils m’ont laissé faire partie de leur famille pendant toute la durée de mon séjour.



Mais un sentiment très contradictoire m’a envahi : d’un côté la reconnaissance de pouvoir être intégrée, de l’autre ce sentiment omniprésent de servir de porte-monnaie. En effet, sur cette île, on te demande de l’argent pour absolument tout et la famille voulait que je fasse toutes leurs activités (évidemment payantes).
Un jour, ils m’ont proposé d’aller à la plage avec eux, où il n’y avait que des locaux n’ayant jamais vu de touriste. J’ai dû passer la journée à faire des photos avec les locaux. Au départ, c’était amusant, mais après, je me suis sentie très oppressée, avec le sentiment que la famille m’emmenait juste pour me montrer. Une fois mes photos terminées, nous sommes tout de suite rentrés…
Conclusion : Nias est une île très mignonne, mais aussi extrêmement pauvre. Je ne me suis pas sentie légitime d’être là tout au long du voyage, et les différences de classe sociale m’ont profondément marquée. Si vous n’êtes pas un mordu de surf, je vous conseille de passer votre chemin…


5) Retour à Medan
Pour finir mon trip à Sumatra, je suis repassée à Medan pour dormir avant de reprendre mon prochain vol vers d’autres aventures.
